CLAUDINE BRUSORIO est née à Villerupt en Lorraine
Elle découvre sa passion pour la sculpture en 1981 lors d’un stage de formation de sculpture sur bois dans la Meuse.Autodidacte elle se passionne pour tous les matériaux qui se sculptent du bois à la pierre au bronze et à d’autres matériaux plus éphémères tel que la neige ,la glace et le feu
Depuis 1984 elle vit et travaille en Bretagne en tant que sculpteur professionnel
Exposition de groupe
Depuis 1984 Claudine BRUSORIO participe à divers salons:
- Longwy(54) - Rennes(35) - Ernée (53)(obtention du prix ART DIALOGUE)
- Ouistréham(50)
- Paris (SALON VIOLET, SALON DES ARTISTES FRANÇAIS) - Québec(Canada)
- Fougères(obtention du prix Michel COINTAT) - Landivisiau(29) - Pléneuf Val André (22)
-Thorigné Fouillard(35)
Expositions personnelles récentes
-1995 - CESSON SEVIGNE :Espace Fiat
-1996 - RENNES : Hall du C.M.B Bld de la Tour d’Auvergne
-1997 - RENNES : Galerie INTEMPOREL
-1999-2000 - 2002BELLE ILE EN MER Mairie de Palais
-2000 - CHAVAGNE : invitée d’honneur du 8 è Salon de Printemps à la mairie
-BRUZ :invitée d’honneur du Salon « Art en Liberté »
- expose en permanence dans sa galerie « Chapelle St Nicolas » à CHATEAUGIRON
- 2002 -Dinard "galerie Sirénade" Dinan "galerie bleu sonatine"
DOMPIERRE SUR YON " 3eme Vision d'artiste"
-2003- CHATEAU D'AUBENAS salle du Pesage
BELLE ILE EN MER "galerie la coulisse"
FOUGERES "GALERIE Sambre"
-2004- Belle ile en mer
- Julienne
Symposium de Sculpture
- depuis 1989 participe à des "Concours de sculpture sur neige et glace"
à VALLOIRE (France) ,à KIRUNA(Suède),à QUEBEC (Canada) ,à Asahikawa (JAPON)
- 1997 - Organise et participe à un symposium de sculpture à Châteaugiron au lavoir ST Nicolas
- 1998 - Elle fonde l’association SCULPTUREL qui a pour objet la promotion de la sculpture tout en favorisant échange et convivialité entre les artistes et le public, ainsi que la création d’animations dans l’espace autour de différents thèmes
-1999 - Participe au 3e concours de Sculpture sur Pierre à Bergerac
-1998-1999- Organise les « Sculpturales » au Château de Châteaugiron regroupant un symposium international de sculpture sur glace et un Salon de sculpture
- Juin 2000– Réalise une sculpture de feu sur le thème de la musique dans la cadre de la fête du Solstice d’été à Châteaugiron
- Août 2000 - Participe au 3 è concours de sculptures sur feu à Fécamp
-Juin 2004- Participe au 3eme Symposium de Julienne
Achats divers
- ventes publiques à l ’HOTEL DROUOT (Paris) , répertoriée dans l ’AKOUN la cote des lithos ,gravures sculptures, bronzes
- acquisition de sculptures par des municipalités pour des cadeaux de jumelages: PACE , CHATEAUGIRON
- collections privées
- acquisition d’une sculpture pour le 7eè PRIX « BULLES EN FUREUR » par la Protection Judiciaire de la jeunesse d’Ille et Vilaine
Presse -TV
-Ouest France -Armor magazine -La Bretagne à Paris - Pratique des Arts (collaboration aux magazines n°23 et 27 )
-Arts actualité magazine
-France 3 régionale - M6
Vers l'équilibre
Née, en Lorraine, dans une famille d’origine italienne, Claudine Brusorio tient-elle ce sens inné de l’Art, de cet arrière-grand-père paternel venu du Piémont et installé en Lorraine ? On sait combien l’Italie est le berceau de l’Art, 64 % du patrimoine mondial de l’Art se situe en Italie. Un arrière-grand-père maternel aurait-il pu lui aussi transmettre quelque don puisqu’il fut mouleur dans une fonderie d’Art, il participa à la création du Pont Alexandre III à Paris. Toujours est-il que la fibre artistique est là : elle veut devenir professeur de musique. Cependant, un concours au Conservatoire et un bac Musique ratés la conduisent à 20 ans vers une formation de sculpture sur bois, pendant 6 mois. Le travail sur bois requiert beaucoup de créativité et de dextérité : elle découvre son premier matériau et se sent très vite à l’aise. Elle commence par travailler, dans des entreprises, des bas-reliefs sur des portes et des meubles, sculpte aussi des animaux, mais elle veut surtout créer, vivre de sa sculpture.
En 1981, elle aménage un atelier dans la cave familiale encouragée par son père dont le rêve était justement de travailler le bois !
Elle démarche les ébénistes de sa région, réussit à prendre des commandes et commence à sculpter des animaux stylisés et les vend. Claudine Brusorio, sculpteur, vient de naître.
En 1982, sa curiosité, son envie de découvrir d’autres horizons l’entraîne en Bretagne chez Raymond Boterf, sculpteur sur bois à La Gacilly. Avec lui, pendant 15 jours, elle apprend à faire des visages, elle découvre le corps humain. Pendant quelques années, elle retournera travailler auprès de ce sculpteur et exposera son travail à Belle Ile.
En 1984, CHATEAUGIRON près de RENNES, qui souhaite accueillir des artistes lui ouvre ses portes : elle travaille dans une petite chapelle, chapelle qui aujourd’hui est sa GALERIE.
Claudine BRUSORIO pensait s’installer pour quelques mois, elle ne repartira jamais en Lorraine.
Comme une pianiste jouant sa partition, découvrant une à une les notes, elle travaille les matériaux avec audace, que ce soit le bois, la pierre, l’onyx, elle joue avec le béton cellulaire en sculptant les drapés, les pleins, les vides. Avec patience et exigence, ce petit bout de femme au regard pétillant et à la blondeur angélique ne suit aucune école, c’est une autodidacte qui n’a d’école que sa propre recherche, sa propre discipline.
A 30 ans, sa rencontre avec Maria Zsuzsa de Faykod, sculpteur hongrois lui donne envie de travailler le marbre et elle part en Italie chercher du marbre dans ce haut-lieu qu’est Carrare.
Ces premiers marbres seront figuratifs « il fallait honorer le marbre » dit-elle, mais très vite, sculptant selon son inspiration, guidée par ses mains instinctives, et surtout à l’écoute de la matière, elle suit le mouvement, les rondeurs parfois, quelques hésitations, quelques retenues …..
Entre elle et le marbre commence une belle histoire, un « pas de deux » : j’ose, je retiens … La matière s’exprime et l’œuvre est là arrachée à la masse.
Claudine BRUSORIO, par sa sculpture, nous donne le tempo du Mouvement de la vie, le vibrato de son cheminement vers l’Equilibre. Entre ombre et lumière, tout tourne autour du corps, le corps à peine façonné, suggéré, introverti pour mieux plus tard se livrer, alors c’est l’élan vers la lumière, la liberté. La délicatesse des courbes harmonieuses et reposantes nous livrent toute la générosité et la simplicité de l’artiste. Ces lignes épurées résonnent de sensibilité, de vérité, l’essentiel est dit.
Claudine BRUSORIO nous entraîne vers sa propre exploration de l’Existence, avec pudeur elle éclaire toutes les zones d’ombre de l’Etre.
En 2000, elle crée en Italie une œuvre majeure « LE PASSAGE », symbole de son cheminement personnel. Riche de cette force créatrice, elle part à la conquête de nouvelles lignes, de nouvelles courbes, de « l’autre côté de la pierre ». Le travail s’épure, un univers aux mille facettes et pourtant qui n’a de cesse que d’être tourné vers l’essentiel.
Plus la lumière s’impose, plus les lignes sont sobres, et plus elles éclatent de générosité, plus elles relèvent du mystère. « Cet équilibre est la clé du travail » comme le sous-entend Claudine Brusorio.
En 2001, le Taï chi lui confirme cette recherche de l’équilibre, la clé aussi de la paix intérieure.
Cette vérité qui résonne en elle chaque jour et qui s’exprime à travers ses œuvres lui inspire cette recherche de posture du Taï chi.
De 2004 à2006, pendant deux années, avec la terre, elle va apprendre la rigueur du geste juste pour la posture juste, pour que la pièce se stabilise et s’équilibre.
Ces postures du Taï chi se sont imposées comme une évidence, élégantes et légères. Encore fallait-il trouver le matériau, comment leur donner corps ? Une série a été faite en marbre, une autre en bronze qui permet de comprendre le mouvement, et puis la dernière série en céramique.
Cette dernière série est faite avec une technique qui s’appelle le RAKU.
Ne vous fiez pas au sourire fragile, la pratique du RAKU nécessite une sensibilité et une sûreté du geste, un équilibre entre le ying et le yang !
En perpétuel mouvement, Claudine BRUSORIO, avec son insatiable soif de connaître, d’apprendre, a donné un sens réel à sa vie et à ses œuvres. Avec simplicité et générosité, elle nous murmure ce message universel, intemporel « L’équilibre, c’est aller vers la paix intérieure, c’est reconnaître la dimension intérieure de l’Etre »
Laissez-vous envahir par cette musique, laissez-vous enchanter par le ballet des lignes, des courbes de ses œuvres …….Laissez-vous toucher par ses sculptures authentiques et libres …… Ecoutez votre propre résonance créatrice …….
Jacqueline Besnard